Tous les ans, des salariés de Maisons du Monde partent en congés solidaires. L’année dernière, Sony, gestionnaire maintenance, avait partagé sur le blog son expérience lors des congés organisés au Pérou. Cette année, c’est Émilie, vendeuse en magasin, qui nous raconte son aventure en Inde et au Népal.

Bonjour Émilie, tu es partie au Népal et en Inde dans le cadre des congés solidaires, peux-tu nous dire en consistent ces derniers ?
Les congés solidaires sont l’occasion de donner un peu de son temps pour découvrir les ONG financées en partie par Maisons du Monde. Pour ma part, le voyage s’est divisé en deux parties: l’Inde pour partir à la découverte des plantations de sheesham avec le travail du TFT (Tropical Forest Trust) et le Népal avec l’organisation Awely qui essaie de trouver des solutions dans la gestion des conflits Homme/animaux.

Emilie en pleine session de bouturage du sheesham - Photo © Audrey Vigneron

Emilie en pleine session de bouturage du sheesham – Photo © Audrey Vigneron

Quelles ont été tes motivations pour participer à une telle aventure ?
Un goût extrême pour les voyages et surtout ceux hors des sentiers battus. Le fait de découvrir un pays au travers de sa population, de son artisanat et de son art de vivre me passionne. C’était également un moyen de vivre sur le terrain l’engagement de Maisons du Monde.

Quelles actions as-tu préféré ? Pour quelles raisons ?
Indéniablement, planter de nombreuses boutures (fragments végétaux) de sheesham dans la région du Penjab, en Inde. Nous avons taillé ces fragments de ce bois massif et les avons ensuite plantés. Quelle sensation de planter ces petits bouts de bois dans la terre indienne ! Un moment vraiment magique. Je pense souvent à ces boutures depuis que je suis rentrée, j’espère vraiment qu’elles ont commencé à donner quelque chose !

As-tu une petite anecdote à nous confier ?
Beaucoup d’anecdotes et d’histoires drôles ! Dans cette même ferme, après avoir planté le sheesham, j’ai décidé de faire une petite pause en m’asseyant dans un coin tranquille. Soudain, le propriétaire de la ferme arrive et me dit d’une voix très douce « Emilie, excusez-moi, je ne veux pas vous offenser réellement et je suis désolé de vous demander ça, mais vous êtes assise sur un temple ! ». Je crois que je n’ai jamais été aussi mal de ma vie mais j’ai pris un fou rire incroyable !

Temple de Pashupatinath au Népal - Photo © Audrey Vigneron

Temple de Pashupatinath au Népal – Photo © Audrey Vigneron

Que retiens-tu au final de cette expérience ?
Je reviens avec des étoiles dans les yeux et je retiens surtout que nous avons une chance incroyable d’être bien nés. La vie n’est pas aussi simple partout dans le monde surtout pour nous les femmes.

Après avoir participé à des actions humanitaires, cela t’a-t-il donné envie de continuer le travail en France à travers d’autres actions ?
Vivre un tel voyage ne laisse pas indifférente. Bien sûr que je voudrais travailler dans l’humanitaire ou pour la sauvegarde des espèces. J’ai été particulièrement touchée par l’action d’Awely au Népal.

Cependant, d’après moi, pour être efficace, il faut faire cela à plein temps et bien avoir cette conscience et connaissance du monde qui nous entoure. A mon petit niveau, j’essaie aujourd’hui de sensibiliser mes enfants et mes amis sur le fait qu’allumer la lumière ou ouvrir un robinet n’est finalement pas quelque chose de normal.

Si tu devais choisir un souvenir parmi tous ceux que tu as, lequel choisirais-tu ?
Difficile de choisir… Nous avons eu la chance incroyable d’être accueillis dans une tribu Tharu au Népal où nous avons passé la journée. Ils nous ont initiés à plusieurs activités locales : pêche en costumes traditionnels, récolte de citronnelle… Le soir, pour leur faire partager à notre tour nos traditions, nous leur avons préparé des crêpes. A la fin de la soirée, une des femmes est venue me chercher avec Camille (une autre participante) et nous a invitées dans sa maison. Nous étions toutes assises par terre en cercle, éclairées par la lumière du feu. Je ne comprenais pas un mot de népali, et pourtant, il y a eu un échange extraordinaire, une communication non-verbale par le regard et le toucher. Un retour merveilleux vers l’essentiel des relations humaines.

Merci Émilie pour ton témoignage et bonne continuation.

Rivière Karnali au Népal - Photo © Audrey Vigneron

Rivière Karnali au Népal – Photo © Audrey Vigneron

 

Rivière Bagmati, qui borde le temple de Pashupatinath au Népal - Photo © Audrey Vigneron

Rivière Bagmati, qui borde le temple de Pashupatinath au Népal – Photo © Audrey Vigneron

 

Découvrez aussi le superbe film de ce voyage :